De la société du travail à la société de l’émancipation sociale

Paru dans Mouvements 2007/2 (n° 50)

avec Patrick Dieuaide

Il existe une question tant politique que théorique qui est de moins en moins discutée, celle de l’émancipation sociale. Nous l’aborderons ici sous un angle particulier, celui du revenu garanti comme question politique centrale et comme source d’émancipation sociale. Comme Judith Revel l’écrit dans l’introduction du n° 27 de Multitudes sur le revenu garanti : « La revendication d’un revenu garanti décroché du travail salarié est l’autre visage des analyses biopolitiques sur la puissance de la vie : d’un point de vue économique, c’est la rémunération de ce qui fonde la possibilité de la valorisation capitaliste ; du point de vue politique, c’est la reconnaissance de ce que les processus de subjectivation qui sont à la base de cette valorisation sont aussi ceux qui permettent la résistance, l’antagonisme, le conflit – c’est-à-dire la ré-appropriation de la vie. » Nous nous plaçons dans la continuité de la pensée de Foucault sur la biopolitique [1]

Sur les questions économiques et sociales, la pensée politique se centre aujourd’hui essentiellement sur la question de l’emploi sans s’interroger sur sa finalité, tant à droite qu’à gauche. Et quand elle aborde celle des revenus, c’est pour augmenter les minima sociaux, le niveau du SMIC, mais rarement pour discuter des modalités possibles d’une déconnexion emploi / revenu. De ce point de vue, la défense de la « société du travail » par Lionel Jospin lors du mouvement des chômeurs d’occupation des Assedics en décembre 1998 au détriment de l’augmentation des minima sociaux a marqué une rupture importante.

Depuis, le débat politique semble faire de la valeur travail (sous entendu le travail salarié) une valeur commune à l’ensemble des forces politiques, détournant cette thématique de son sens initial dans la pensée économique (tant classique que marxiste). La valeur travail est objectivée sous l’angle de ses vertus supposées comme l’effort, la récompense, le mérite pour devenir une fin en soi. En retour, les mouvements sociaux n’ont pas su ou pu faire de la question du revenu une question centrale pour l’amélioration de leurs conditions sociales d’existence. Celle-ci est restée éclatée entre les revendications de la jeunesse pour une allocation d’autonomie et les luttes des intermittents du spectacle qui n’ont pas réussi à élargir leur mouvement en faveur d’une revendication pourtant non sectorielle.

Pour autant, la réflexion théorique a continué à se développer en abordant de nouvelles thématiques comme le lien avec la création monétaire, la bio-politique, la bio-économie, le bio-revenu, les transformations du capitalisme [2]

Retour sur la gauche plurielle

En 1998, Lionel Jospin déclarait au moment du mouvement des chômeurs que « le travail est, dans notre société, pour nous, au cœur du lien social. Nous ne voulons pas une société d’assistance, mais une société fondée sur le travail et l’activité productrice ». Ces propos devaient marquer une rupture avec les politiques sociales de redistribution menées depuis une dizaine d’années, inaugurées en 1988 avec l’instauration du RMI. En effet, la référence au travail comme lien social s’est avérée plus incantatoire que réelle. Les mesures prises (en particulier avec le Plan d’aide au retour de l’emploi) soulignent une politique privilégiant la mise en place de dispositifs d’aide et de contrôle plus contraignants en faveur du retour à l’emploi, ce que d’aucuns résument sous le terme de workfare. Comme il le précisera en 2000 : « Nous voulons une société du travail et du travail pour tous. Aucune personne ne doit être vouée par destin à vivre hors de la communauté de travail. Il faut accentuer les politiques de retour à l’emploi. »

De même, l’ancien Premier ministre socialiste n’a pas suivi les conclusions du rapport Minima sociaux, revenus d’activité précarité de Marie-Thérèse Join-Lambert, commandé à la suite du mouvement des chômeurs. Ce rapport proposait une augmentation des minima sociaux et leur indexation sur l’inflation. Il confirmait également que « la dégradation matérielle et morale des privés-d’emploi résulte de plusieurs éléments tels que le développement du chômage de longue durée qui “épuise” les droits à indemnisation (dégressivité), l’explosion d’emplois de courte durée n’ouvrant pas le bénéfice du régime chômage, celle du travail partiel qui réduit l’indemnisation. » Ce rapport resta lettre morte sans que les constats n’aient changé depuis, la situation ayant même eu tendance à s’aggraver. On n’en retient que la problématique des trappes à inactivité plutôt que la paupérisation des personnes vivant avec des minima sociaux. Déjà, les débats de 1988 sur le RMI avaient été très vifs entre les tenants d’un droit au revenu et ceux qui voulaient le conditionner. À cette époque, il s’agissait de tirer les leçons de l’échec des politiques de l’emploi des années 1980 qui privilégiaient les emplois aidés [3]

Le constat consistait à affirmer que le retour à l’emploi ne se décrète pas mais demande des conditions préalables comme un revenu, un logement, des soins… L’emploi n’était plus un préalable à l’insertion sociale mais la fin d’un processus social.

Outre la remise en question du droit à un revenu décent, cette période fut aussi une remise en cause du sens de l’allocation chômage. Celle-ci est désormais interprétée comme un simple revenu pour les chômeurs plutôt que comme l’indemnisation d’un risque, le chômage, financée par des cotisations sociales. Toujours au nom de l’emploi, on a préféré exonérer les entreprises du paiement des cotisations sociales plutôt que d’augmenter le pouvoir d’achat des chômeurs. Dans une même logique, le gouvernement Jospin a instauré la prime pour l’emploi qui a transféré à la collectivité le complément de revenu à verser aux ménages plutôt que d’obliger les entreprises à augmenter les salaires.

Pour de nombreux économistes de gauche, toutes ces mesures s’inscrivaient dans la mise en œuvre d’un social-libéralisme à la française [4] mais, paradoxalement, tous faisaient de l’objectif du plein emploi l’horizon indépassable de toute politique économique.

La prééminence de la valeur travail ou le fétichisme de la marchandise dans le débat politique aujourd’hui

Aujourd’hui, le thème de la valeur travail est devenue un enjeu électoral, au prix d’un détournement de sens et d’un retour en force d’une conception fétichiste de la marchandise. En particulier, le fétichisme de la marchandise va être de considérer l’échangeabilité des marchandises comme une propriété interne, naturelle, des marchandises elles-mêmes. Le fétichiste va ainsi rabattre l’un sur l’autre le rapport des individus aux choses sur le rapport des individus entre eux à propos de ces choses. Il va ainsi attribuer aveuglément à ces choses des propriétés qui lui sont étrangères, comme le ferait un prêtre vaudou avec une poupée.

Ainsi, sous l’emprise du fétichisme, les capacités du travail des individus sont-elles « objectivées » pour devenir une marchandise, « force de travail » à part entière. Ainsi, tout se passe comme si, pour les marxistes, son propriétaire la possédait réellement comme une « chose » : qu’il pouvait en disposer librement, la louer pendant un certain temps contre un salaire. De même, pour les défenseurs d’une société du plein emploi, la marchandise « force de travail » est une réalité ne faisant pas problème. Par contre-coup, le travail salarié se voit ainsi attribuer une fonction particulière de socialisation, niant l’ensemble des rapports sociaux sous-jacents et la question devenue centrale aujourd’hui de l’utilité sociale de l’usage des capacités productives et créatrices des individus dans des emplois marchands. Le travail devient une fin en soi et non un levier pour l’émancipation, une valeur et non la source de la valeur. Ségolène Royal peut dire ainsi dans son discours de Villepinte de lancement de la campagne présidentielle : « Je veux être aussi la présidente du travail pour tous et du métier pour chacun. Je réhabiliterai la valeur travail. […] Tout se tient, l’emploi, la famille et l’école. » Il y a là une inversion des causalités inquiétantes ou une absence de celles-ci. L’objectif politique ne peut jamais être l’emploi en tant que tel mais le travail ou l’activité en tant que vecteurs d’émancipation des individus, vecteurs d’autant plus importants qu’ils s’inscrivent dans un contexte de mutations profondes des systèmes productifs des économies développées.

C’est un fait que l’évolution du capitalisme, sa dématérialisation mais aussi la transformation des formes de productivité devenues de plus en plus globale et collective, bouleversent les rapports de distribution de la richesse créée. L’équivalence établie par l’entremise du salaire entre une unité de monnaie et une unité de travail (mesurée en temps) est rompue. Cela tient aujourd’hui à ce qu’une partie sans cesse croissante du travail dépensé dans la production de marchandises recouvre une dimension immédiatement sociale. Qu’en conséquence, une partie de ce travail échappe à l’évaluation monétaire et n’est l’objet d’aucune rétribution. C’est pourquoi il conviendrait d’établir une rémunération spécifique, non salariale, qui reconnaisse ce travail social comme un travail productif. L’idée implicite légitimant cette reconnaissance est analogue à celle avancée par Keynes quand il préconisait, contrairement aux classiques, d’investir sans attendre la constitution d’une épargne préalable, car l’investissement permet de créer une production future et de nouvelles richesses permettant de financer l’investissement initial. Il y a là un pari initial à faire et un risque à prendre que l’attente d’une épargne préalable perturberait. Par analogie, le revenu garanti pourrait être considéré comme une dépense d’investissement dans la personne, une manière pour la société en général de garantir son autonomie et un libre développement de sa puissance d’agir. Car cette puissance d’agir, loin d’être une marchandise, est une construction sociale et politique : son effectivité renvoie à un choix politique que la collectivité en tant que telle devrait assumer pour assurer à tout un chacun les moyens d’une vie sociale créatrice qui échappe à l’emprise du marché et de la valorisation capitaliste. De fait, le revenu garanti ne serait qu’une reprise du message keynésien quand celui-ci souhaitait socialiser l’investissement.

Pour autant, le revenu garanti est une condition nécessaire mais non suffisante car le revenu ne socialise pas. Il n’est qu’un moyen de cette socialisation. Des luttes récentes l’ont montré mais elles ont été limitées.

L’éclatement des mouvements sociaux sur la garantie de revenu ou la primauté du productivisme et du plein emploi

Une lutte exemplaire de défense de la garantie des revenus [5] menée par les intermittents du spectacle se déroule depuis 2003, suite au projet de réforme des annexes 8 et 10, assurant un financement du régime de chômage des intermittents et garantissant une stabilité de revenu. Un moment fort du mouvement a été les grèves des festivals de l’été 2003, notamment celui emblématique d’Avignon. Les effets indirects ont été très importants. Ils ont entraîné des baisses d’activité sensibles dans certaines villes estivales. Il a été ainsi montré qu’assurer le financement et le fonctionnement de certaines activités n’était pas une « dépense improductive » mais un investissement ayant des effets productifs diffus.

Mais la Coordination nationale des intermittents et des précaires (CNIP) ne s’est pas contentée de faire des actions de grèves classiques, elle a également produit sa propre expertise en proposant un régime d’indemnisation plus équitable et même moins onéreux que celui du MEDEF / CFDT tout en assurant plus de personnes. L’originalité de ce projet est de ne pas s’adresser à leur seule catégorie professionnelle mais de bâtir un régime d’indemnisation sur une forme d’emploi générique, les emplois discontinus à taux de rémunération variable. Le régime d’assurance chômage prévoyait ainsi une simplification de la procédure, ne comportant que 3 catégories d’emploi, les emplois continus, les emplois discontinus avec ou sans taux de rémunération variable. Il permettait d’inclure l’actuelle annexe iv des travailleurs intérimaires et des saisonniers qui privilégie davantage les employeurs que les salariés. La proposition de la CNIP prévoyait également de réduire la variance des indemnités en instaurant un plafond d’indemnisation, de permettre le cumul salaire / indemnité car un temps chômé peut être aussi un temps d’apprentissage, de préparation, de vie [6]

Pour autant, la garantie de revenu n’est pas encore la revendication première d’un RSG mais correspond davantage à une demande de garantie de ressources, à l’instar de la garantie d’une formation tout au long de la vie telle qu’elle figure à travers les différents projets de sécurisation des parcours professionnels. La garantie de revenu apparaît comme une revendication cherchant à organiser un dispositif de rémunération qui soit compatible avec une activité qui se développe par intermittence (ou qui fonctionne par projet). Cela dit, on peut considérer cette revendication comme un premier pas allant vers la création d’un RSG si l’on considère qu’entre deux projets, les intermittents ne cessent pas leurs activités, si l’on se réfère aux « budgets temps » de cette catégorie d’actifs (voir l’enquête de la CNIP). Cela amène des auteurs comme Pascal Nicolas Le Stratt à considérer le mouvement des intermittents comme un des tout premiers à amorcer un processus politique de constitutionnalisation de l’activité.

Sur un autre terrain, la lutte contre le Contrat première embauche n’est pas allée aussi loin, même si la possibilité en était donnée. Le mouvement s’est construit contre une proposition gouvernementale qui fragilisait les conditions juridiques d’accès au marché du travail des étudiant-e-s et introduisait une dérogation supplémentaire au droit des contrats après l’instauration du Contrat nouvelle embauche. Le mouvement aurait pu faire une contre-proposition commune comme l’allocation d’autonomie pour les 18-25 ans qui se retrouve pourtant dans de nombreux programmes des organisations parties prenantes du mouvement : l’UNEF, SUD Étudiant… Mais il n’a pas été en mesure de reprendre cette revendication largement partagée ou de s’associer aux mouvements de chômeurs et de précaires.

La Confédération paysanne met aussi en avant depuis quelques temps la garantie de revenu mais cela reste une lutte isolée alors qu’elle pourrait s’inscrire dans un mouvement global. En effet, l’activité paysanne comme de nombreuses activités sociales recouvre une dimension sociale immédiatement productive : préserver les écosystèmes. La biodiversité est socialement plus utile que produire des denrées exportables qui épuisent les sols et polluent les écosystèmes. Il serait normal que la collectivité finance ces activités plutôt que les excédents agricoles comme le fait actuellement la Politique agricole commune. Le revenu garanti permet d’assurer aux personnes la possibilité d’une activité sociale utile pour toutes et tous. Au lieu de défendre un plein emploi et un productivisme, il vaut mieux défendre une pleine activité des personnes.

Le débat de la présidentielle : quelle émancipation sociale maintenant, le revenu garanti comme alternative politique ?

Le débat présidentiel fut assez faible sur la prise en compte des changements structurels du capitalisme et n’évoque jamais le revenu garanti. Le programme du PS fait référence aux solutions traditionnelles du keynésianisme, « relancer la croissance par l’investissement et le pouvoir d’achat » en encourageant l’innovation pour permettre une croissance durable. Mais pourquoi ces politiques pratiquées depuis de nombreuses années entraîneraient-elles un arrêt de la précarisation du marché du travail, une amélioration de la compétitivité des entreprises ? On peut s’interroger sur l’efficacité de telles politiques qui sous estiment grandement l’importance de la place et du rôle des facteurs socio-collectifs dans le développement des nouvelles formes de productivité du travail. Il ne s’agit pas seulement d’investir dans la santé, l’éducation, la culture et autres services publics en tout genre (de la petite enfance, de la caution…) si par là on entend la mise en œuvre d’un néo-fordisme « serviciel ». Il est stratégique que ces investissements s’accompagnent d’une réforme en profondeur des institutions qui en organisent l’accès, la gestion, le développement. Car les nouvelles formes de productivité, plus immatérielles, plus sociales, plus collectives requièrent une implication sociale et politique à part entière des territoires et de ses membres. Ces investissements ne révèleront leurs caractères vertueux qu’à cette condition qu’ils bénéficient directement à ceux qui en font usage. Cela suppose une démocratisation radicale des rapports de travail, passant par l’ouverture de toute une série de droits attachés aux personnes quant à la capacité pour ces dernières à gérer et mener librement leur existence sociale. Le revenu garanti fait partie de ces droits, à côté de bien d’autres (droit à la formation, au logement, à se connecter gratuitement sur Internet…).

Mais plus encore, cette démocratisation de la vie en société est aussi une exigence politique en soi, si l’on veut protéger tout un chacun des nouvelles formes capitalistes de contrôle et de gestion de la force de travail. Les institutions du rapport salarial prennent l’eau de toute part, du code du travail (transformation de la hiérarchie des normes) en passant par le développement de formules salariales plus individuelles jusqu’à la perspective d’une remise en cause de la législation du temps de travail. Avec les mutations du capitalisme contemporain, c’est le mode de subordination qui se trouve être bouleversé. Pour reprendre les termes de Marx, le rapport d’exploitation a changé dans ses modalités : la subjectivité, l’engagement, l’implication deviennent un élément central dans l’organisation du travail collectif et son exploitation. L’exploitation est autant une affaire de normalisation des comportements, de charte éthique, d’ (auto-)contrôle, de gestion de la confiance, de partage des valeurs que de négociation salariale et de revalorisation des minima sociaux. Ces différentes dimensions ont été présentes dans la campagne présidentielle. Bien malheureusement, elles sont le plus souvent vantées comme un élixir pour un nouvel hygiénisme social. Par cela même, elles deviennent l’enjeu d’un antagonisme d’une violence symbolique et sociale jamais atteinte par le passé.

« Il faut défendre la société » disait Foucault. La proposition d’un revenu garanti est fidèle à ce message. Il est, croyons nous, de la responsabilité d’une collectivité ou d’un territoire de donner à tout un chacun les moyens de participer librement au développement d’une vie sociale et solidaire. Certes, la proposition d’un revenu garanti ne résout pas tout. En particulier, elle laisse sans réponse la question du financement et des ayant droits ; elle laisse aussi sans réponse la question des institutions et des règles reconnaissant à tout un chacun la capacité de décider librement des moyens et de l’organisation de ses actions. En dépit de ces limites, puisse cette contribution faire œuvre utile en montrant que la proposition d’un revenu garanti n’est, somme toute, qu’une utopie raisonnable. ?


Notes

  • [1] M. Foucault, Naissance de la biopolitique, Gallimard/Seuil, 2004.
  • [2] Pour plus de détail, voir les numéros d’Ecorev’ n° 23, « Le revenu social garanti en ligne de mire », et le n°27 de Multitudes, « Revenu garanti : questions ouvertes ».
  • [3] Pour plus de détail, L. Geffroy, Garantir le revenu, Histoire et actualité d’une utopie concrète, La Découverte/Mauss, Paris, 2002.
  • [4] En particulier, voir l’ouvrage collectif de la Fondation Copernic, Un social libéralisme à la française ? Regards critiques sur la politique économique et sociale de Lionel Jospin, La Découverte, Paris, 2001.
  • [5] La garantie de revenu n’est pas le revenu garanti puisqu’il pose la question de la conditionnalité. Le RSG est inconditionnel car primaire, c’est-à-dire qu’il est la contrepartie directe d’un travail social immédiatement productif de la collectivité sur elle-même.
  • [6] Dans une démarche comparable à celle des intermittents, une plateforme commune de revendication a été élaborée en septembre 2006 par plusieurs associations de chômeurs et de précaires mais elle n’est pas encore suffisamment reprise pour pouvoir être imposée dans des négociations avec l’UNEDIC. Cette plateforme s’inscrit dans la continuité de la revendication du mouvement de 1997-1998, « Un emploi, c’est un droit ! un revenu est un dû ! », en élaborant des propositions communes, mais les syndicats importants comme la CGT n’en sont pas encore partie prenante et préfèrent rester sur leurs propres revendications.

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